La crise des réfugiés: Une solidarité organisée!

Claude Wiseler OdPAvec l’arrivée massive de réfugiés, l’Union européenne connaît actuellement l’une des plus grandes crises de ces dernières décennies. L’Europe ne peut se défiler de ses responsabilités à moins d’abandonner les fondements et les valeurs qui sont les siens.

L’actuel flux migratoire nécessite une action audacieuse, déterminée, et concertée au niveau européen et national. Si l’accueil n’est pas organisé de manière efficace, l’intégration des réfugiés qui vont rester au Luxembourg est hypothéquée et la solidarité actuellement affichée risque de s’effriter faute d’objectifs et de prémisses clairs.

L’accueil et l’encadrement voire l’intégration des réfugiés présupposent une définition claire des missions et des responsabilités de chaque acteur. Le CSV souhaite qu’un « cahier des charges » à cet effet soit élaboré et qui reprenne les droits et devoirs de l’Etat, des communes et des associations.

Afin d’optimiser l’accueil et l’encadrement des réfugiés, le CSV propose également un plan d’intégration en trois phases allant du primo-accueil à l’intégration complète des réfugiés ayant obtenu le statut de réfugié.

Il est à nos yeux primordial que les réfugiés puissent se familiariser le plus tôt possible avec notre pays, nos langues, nos us et coutumes. L’intégration passe par l’ouverture à l’autre. Ayant parfois tout perdu, ils ont besoin, au-delà d’un accueil et d’un encadrement adéquats, de repères. Le fait de connaître et de parler la langue du pays d’accueil peut y contribuer.

Après la décision définitive sur leur statut, le travail n’est pas fini. Le relogement des réfugiés et leur intégration dans la vie active doivent être accompagnés. En cas de refus du statut de réfugié, un retour au pays d’origine est la seule solution envisageable pour préserver notre capacité d’accueil.

Il faut se donner les moyens de réussir. Le CSV est prêt à prendre ses responsabilités.

 Claude Wiseler
Président du groupe parlementaire CSV
Député