Valoriser la participation – garantir la qualité de vie

Promouvoir la participation des gens et accepter les conséquences de ce processus démo- cratique doivent aller de pair. Telle

est la conclusion que devrait tirer le conseil échevinal de l’«affaire» autour du site des anciens abattoirs et de la construction à cet endroit d’une salle de concerts. Quand on dit vouloir com- muniquer avec les gens, il faut accepter que ce soit un processus à double sens. Il ne suf t pas de présenter ses idées et projets, il faut aussi écouter ce que les gens des quartiers ont à dire … et en tenir compte.

Il faut surtout respecter les gens et leur intelligence. Quand un promoteur privé travaille pendant 3 ans (depuis 2007!) à l’élaboration de plans successifs en consultant responsables communaux et services techniques, bourgmestre et échevins doivent accepter que se soit

forgée l’idée d’un projet soutenu par eux. Mais laissons là un sujet
qui – sous cette forme et pour le moment – semble clos.

Celui qui ne l’est pas, est tout d’abord celui de l’aménagement du site des an- ciens abattoirs. Le bourgmestre a pré- sidé le comité d’accompagnement, réuni une première fois il y a peu. Ce comité a été très largement constitué et il regroupe tant des responsables des services communaux que des rep- résentants du syndicat d’initiative ou des responsables des lycées. Ceci est une bonne chose. Nous espérons seule- ment que ce comité aura un réel rôle à jouer, qu’il lui sera donné l’occasion de véritablement s’exprimer sur le sujet et qu’il ne sera pas seulement «régulière- ment tenu informé» comme l’indique de manière lapidaire le communiqué de presse du collège. Le bourgmestre avait promis rapidement une prochaine réunion (bien avant les élections) et avait af rmé qu’il y avait de nombreu-

ses idées et options. La décision de l’Atelier sarl de se retirer du dossier
ne devrait donc pas retarder les tra- vaux du groupe de travail mis en place par la commune et nous attendons avec impatience les propositions du groupe.

Quant à l’Atelier et pour dissiper ce qu’il pourrait y avoir comme malenten- dus, nous tenons à préciser que notre refus de voir s’implanter une salle de concerts dans un quartier résidentiel calme n’est pas en contradiction
avec notre volonté de voir la Ville
de Luxembourg promouvoir les acteurs de l’animation culturelle de la
capitale. Nous soutiendrons aussi à l’avenir l’Atelier, notamment en votant les subsides accordés déjà par les conseils échevinaux précédents dans lesquels le CSV assumait des respon- sabilités.

Isabel Wiseler-Lima
Conseillère communale de la Ville de Luxembourg