Trois questions à Claudine Konsbruck, nouvelle conseillère communale CSV

Claudine Kons- bruck a été asser- mentée le 18 fé- vrier 2011. Juriste de formation, elle est conseillère au

Ministère de la Justice.

Elle est également Présidente de l’asbl Initiativ Rëm Schaffen, une associa- tion qui aide, donne conseils et offre des formations à toute personne à la recherche d’un emploi.

OdP: Pour quelles raisons vous êtes-vous engagée en politique:

C.K.: J‘ai pendant des années, suivi la politique en tant qu’observateur alors que mes enfants étaient en bas âge et réclamaient beaucoup d’attention.

J’ai fait le pas et je me suis engagée à un moment où j’étais plus disponible. J’estime qu’il ne suf t pas de critiquer l’action politique des autres mais qu’il appartient à chacun de tenter de faire

bouger les choses avec ses propres moyens, même s’ils sont limités.

OdP: Quels sujets vous tiennent à cœur?

C.K.: Ayant travaillé pendant 20
ans dans le domaine juridique, je m’intéresse bien entendu à tous les dossiers avec des implications juridi- ques.

Etant maman de 3 enfants (dont 2 fréquentent encore l’école fondamen- tale), tous les aspects liés à l’éducation et à l’organisation scolaire me tiennent également à cœur.

En n, un de mes enfants ayant présenté un handicap à la naissance, j’ai une sensibilité particulière pour les personnes qui, pour une raison ou une autre, sont différentes et se retrouvent parfois en marge de la société.

OdP: Quelles sont pour vous les dé s majeurs pour la Ville dans les prochaines années?

C.K.: La mobilité est et restera une préoccupation majeure pour les re- sponsables politiques de la Ville.

Dans une ville où la population croît de façon régulière et où plusieurs projets (p.ex. Ban de Gasperich, Porte de Hollerich) vont entraîner l’installation massive de nouvelles familles, ce sera LE sujet dif cile pour les prochaines années. A la mobilité est nécessaire- ment lié le sujet de la qualité de vie des habitants.

Un autre dé que la Ville devra relever est la nécessité d’associer davantage les citoyens non-luxembourgeois à la politique communale.

J’ai du mal à concevoir que la popula- tion étrangère qui représente 2/3 de la population de la capitale ne fasse pas entendre sa voix lors des prochaines élections communales.

Un plus grand effort de sensibilisation et d’intégration des citoyens non- luxembourgeois reste à faire.