Monsieur Thiel, vous êtes récemment devenu président du groupe parlementaire du CSV, quels sont les projets les plus importants pour les mois à venir?
La marche à suivre pour le groupe parlementaire découle évidemment
du programme gouvernemental et des propositions législatives élaborées par les services gouvernementaux. D’autre part il doit être tenu compte de l’évolution de l’environnement politique a n de réagir le cas échéant à des situations nouvel- les. Pour l’instant l’actualité politique
est dominée par des dossiers tels que l’adaptation des procédures parlemen- taires au semestre européen destiné à aboutir à une meilleure coordination des politiques budgétaires nationales sur
le plan européen, par la réforme de la fonction publique et par celle du système de pension du secteur privé.
Vous êtes souvent décrit comme un lobbyiste libéral. Que répondez-vous à cette description?
Le terme de lobbyiste a pris une connota- tion péjorative injusti ée car quiconque s’engage pour une cause donnée se com- porte déjà en lobbyiste. Par conséquent
il faut se mé er de diaboliser la notion voire de la rapprocher de comporte- ments illicites du genre corruption. Moi personnellement, je n’éprouve pas la moindre honte pour mon engagement pendant 15 ans au service de notre place nancière qui après tout est devenue la vache laitière du pays et de ses habitants. Il en va de même pour l’adjectif libéral que certains m’attribuent et qui ne me gêne nullement dans la mesure où il est synonyme de tolérance, de respect de l’opinion de l’autre, de solidarité et de liberté individuelle, mais une liberté qui s’arrête là où elle heurte celle de l’autre.
A côté de votre mandat de député, vous êtes également conseiller communal à la Ville de Luxembourg. Est-ce qu’il vous reste suffisamment de temps pour vous y consacrer?
Le tout est une question d’organisation, de dosage des priorités des différents do- maines d’activité. A côté du pays, j’aime aussi la ville qui est la mienne. Par con- séquent il va de soi que, une fois lancée dans la politique, j’ai essayé de combiner les aspects nationaux avec ceux de la vie communale, qui, sans être identiques, peuvent quand même se chevaucher. D’autre part, il ne faut pas oublier que les responsables politiques disposent d’une assistance dans leur travail quotidien de la part des structures de leurs partis et groupes politiques.
Quelles sont vos attentes pour les élections communales?
Notre parti a été évincé non pas par l’électeur, mais par le jeu des alliances politiques du collège échevinal lors des élections en 2005 et s’est vu relégué au banc de l’opposition au Knuedler. Avec l’aide des électeurs nous espérons pou- voir corriger cette situation le 9 octobre prochain et reprendre le rôle qui nous revient dans notre ville.