Question relative au(x) contrat(s) conclu(s) entre la Ville de Luxembourg et la société JCDecaux concernant le système du Vel’Oh

Europawahlen-2014_Isabel-Wiseler169Le Point.fr a fait paraître un article titré « Vélib’ : la Mairie de Paris prise au piège JCDecaux ». L’analyse de l’audit réalisé par la Mairie montre que les avenants au contrat initial ainsi que les extensions du service aux communes voisines de Paris laissent peu, sinon aucune option à la Ville de Paris de se tourner vers un autre prestataire de services à la fin du contrat. De plus, toujours selon Le Point.fr, l’opacité de la gestion de la filiale de JCDecaux (3 sociétés sont en jeu) conduit à ce que la Mairie puisse difficilement évaluer le coût du service. Enfin, le journaliste relève que « l’inspection se montre particulièrement sévère face au montage juridique mis en oeuvre, liant exploitation des marchés urbains d’information de publicité et la gestion du VLS (vélo libre-service) ».

  • Le collège échevinal a-t-il connaissance de l’audit effectué par la Mairie de Paris dans le cadre du dossier Vélib’ ? Si oui, le contrat/ les contrats signés par la Ville de Luxembourg pour le Vel’oh présentent-ils les mêmes difficultés ?
  • Le contrat passé par JCDecaux avec la Ville établit-il des liens avec les extensions vers les communes voisines ?
  • Le contrat est-il passé directement avec JCDecaux ou avec l’une de ses filiales ? Y a-t-il une/des sous-traitances ?
  • Que stipule le contrat de la Ville de Luxembourg quant à la propriété des mobiliers urbains, des stations, des vélos ?
  • Quels montants la Ville a-t-elle versés pour la mise en place et l’exploitation du service Vel’oh depuis son introduction ?
  • Quel est le coût annuel actuel pour la Ville de ce service ?

Lors de la mise en place du Vel’oh, le CSV avait évoqué l’intérêt de connaître la valeur réelle de ce qui était offert à JCDecaux en termes d’espace publicitaire. En effet, nous n’étions absolument pas opposés à la mise en place d’un service de location de vélos, bien au contraire, mais nous voulions être à mêmes de juger si la mise en place et ensuite à disposition de si larges espaces publicitaires ne produirait pas des rentrées d’argent permettant, non seulement de largement financer un service de location de vélos, mais au-delà, bien d’autres projets.

  • Le collège échevinal est-il à même aujourd’hui de nous donner cette information ? Quelle est la surface totale mise à la disposition de JCDecaux dans le cadre de Vel’oh ? Si cette surface était ouverte à la location sur le marché, à combien peut-on évaluer sa valeur ?
  • Le collège échevinal n’estime-t-il pas, au vu des difficultés de la Mairie de Paris, d’utilité d’effectuer un audit ?

Permettez-moi également d’aborder 2 autres points:

Un espace publicitaire accosté à une station de vélos sur la rue de Longwy conduit à la réduction de la visibilité de manière dangereuse pour les véhicules voulant quitter la rue Béatrix de Bourbon. Depuis qu’un supermarché s’est installé dans cette rue, elle est beaucoup plus fréquentée.

  • Le collège échevinal n’estime-t-il pas nécessaire de déplacer cet espace publicitaire ?

Pour donner suite à des réclamations d’utilisateurs :

  • Le collège échevinal peut-il nous faire part des délais usuels pour la remise aux usagers des abonnements après que le paiement a été effectué ?
  • Est-il au courant de plaintes dans ce contexte ?

Isabel Wiseler-Lima
Conseillère communale

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